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Nathalie Noël à New-York

Mon aventure pour le marathon de New-York a débuté sur une invitation un peu challenge de deux amies qui s’était mis en tête de faire le marathon de New-York le 4 Novembre 2018, donc amusée,  j’ai dit « ok ».

Mais je ne savais pas du tout alors ce que j’allais vivre.

Donc dès le mois de Septembre 2017 pré-inscription.

Après ma préparation pour le marathon de Milan du 8 Avril 2018 qui s’était extrêmement bien passé puisqu’un record personnel à la clef j’ai enchaîné des 10km pour finir la saison qui eux aussi se sont soldés par de bons chronos qualificatifs pour les championnats de France.

Donc un peu de récupération et début de ma préparation au mois d’août : 4 sorties par semaine dont une sortie longue tous les 15 jours, malgré certains incidents de parcours. Je me suis donc envolée pour New-York, passer l’Atlantique pour faire le marathon mythique, celui qu’il faut vivre une fois dans sa vie.

Arrivée le vendredi 2 novembre, j’ai eu un peu de mal avec le décalage horaire mais étant restée sur le rythme français, j’étais réveillée tôt 4h30,  ce qui était de bonne augure pour le jour J,  le fameux dimanche du marathon.

Le samedi matin,  j’avais rendez-vous avec mes amies dans Central Park pour un petit footing de 35’ et se mettre un peu dans l’ambiance.

Dimanche matin donc,  lever à 4h30,  prise d’un petit déjeuner digeste en prévision de pouvoir consommer mon gâteau sport dans l’enclave d’attente.

Départ de l’hôtel en car à 5h30 de manière à passer le pont pour Staten Iland avant 7h : après cette heure, il se lève pour des questions de sécurité.

Sur place commence l’attente.  Il est 7h, départ 3ème  vague orange coral D départ 10h40.

En attendant, on croise des gens très sympathiques, tout le monde est dans l’échange, on sent ce coté agréable du runner qui est attentionné envers l’autre, on ne se connaît pas, mais on entame tout de même la conversation et, au détour d’une rencontre, je côtoie un coureur avec qui je me découvre un ami commun.

A noter que sur place toute sorte de ravitaillement est mis à disposition.

Notre sas est appelé et tout le monde converge dans le même sens mais très bien géré par l’organisation.

L’hymne Américain est à l’honneur et s’en suit le coup de canon qui indique le départ de notre sas : on s’avance vers le pont Verrezano et c’est parti pour 42km195.

La foule est incroyable. Le seul petit inconvénient : entre ceux qui veulent courir et ceux qui sont en mode touristes photos, il faut se faufiler pour avancer. Et c’est ainsi jusqu’à peu près au 10-15ème km.

Le parcours est plutôt correct jusqu’au 30ème que l’on surnomme le mur. Et ce mur, ce n’est pas le mur que le coureur ressent au cours de son effort, mais c’est un mur qui monte durant 5km non stop et là, pour moi, l’enfer a commencé. Après ces 5km,  il en reste 7 mais aussi difficiles,  avec l’arrivée dans Central Park tout en faux plat. On sait qu’on va le finir mais que c’est dur! Heureusement que le mental est là. Je passe enfin la ligne d’arrivée, épuisée, limite malaise ; le staff médical me place dans un fauteuil en attendant que je récupère. 20mn plus tard et après m’être de nouveau alimentée, je me lève pour aller récupérer ma médaille de finisher. Ensuite on me met le poncho couverture de survie et j’entame ma longue marche vers les camions ups pour récupérer mes vêtements de rechange. La route est longue, environ 2km, je tremble,  j’ai froid.

Sur le trajet,  je croise un français de 66 ans avec qui je discute. Il me dit : « j’ai vraiment souffert »,  cela me rassure : je ne suis pas la seule! lui, ses chronos habituels sont en dessous de 4h et il n’a pas fait mieux que moi. Par contre, une belle rencontre: encore des amis communs,  à l’époque où je faisais du vélo en compétition, le monde est vraiment petit. Notre conversation nous fait oublier l’épreuve que l’on vient de vivre et nous redonne le sourire. On se sépare chacun pour récupérer nos affaires. Je me change,  toujours frigorifiée, j’essaie d’évacuer ce que je viens de vivre.

Une fois changée, il faut sortir de Central Park et c’est encore long, au moins 45mn, mais, bon, le plus dur est passé, on ne pense plus qu’à une chose : aller se mettre dans un bain bien chaud et oublier. Une bonne nuit de sommeil et on repart du bon pied : on se dit que la souffrance est loin et que l’on a vécu quelque chose d’extraordinaire.

En haut du sapin

En haut du sapin

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Laurent 09/11/2018 09:58

Toutes mes félicitations, ça fait envie.
Bonne récupération

Nico KC 07/11/2018 16:59

Bravo Nathalie pour ta participation à ce marathon mythique. Saches que tu fais beaucoup d'envieux. New York c'est le marathon dont beaucoup rêvent (même si on me répondra qu'il y en a plein d'autres qui méritent d'être courus), un marathon un peu à part. On sait qu'on n'y va pas pour battre son record parce que le parcours ne s'y prête pas, parce qu'il y a la foule et qu'on a envie de profiter de New York les jours d'avant. On y vient avant tout pour vivre l'événement. Je l'ai couru en 2010. Ce n'est pas mon meilleur souvenir sportif sur marathon car j'étais un peu déçu de ma course. Les premiers jours après la course c'est ce sentiment qui prédominait (cf CR de l'époque : http://www.asphalte94route.com/article-le-marathon-de-new-york-cr-de-nicolas-60538154.html, je ne sais pas pourquoi l'article apparaît en police blanche, on peut le lire en le sélectionnant). Mais il a rapidement laissé la place à des souvenirs impérissables. Depuis chaque premier dimanche de novembre je suis devant mon PC pour le regarder et revivre à distance un peu de ce rêve et de ces émotions. Et à chaque fois que j'ai la chance de retourner à New York, j'en profite pour refaire la fin de course dans Central Park et sur la 59e rue.
Récupère bien et d'ici quelques temps, malgré la difficulté de ta fin de course, je suis sûr que ce sont des souvenirs bien plus positifs que tu garderas en mémoire.

Daniel 07/11/2018 18:33

ça y est Nico, anomalie réparée ! Ton CR de 2010 est à nouveau visible directement sur le blog sans avoir à l'enregistrer. A l'époque le fond d'écran de la version d'Overblog était vert et il nous arrivait d'éditer des articles en blanc. Sur la nouvelle version le fond d'écran est blanc d'où ce dysfonctionnement !!! Merci d'avoir attiré notre attention sur ce point !

Daniel 07/11/2018 09:36

Well done Nathalie. Le NYC marathon se mérite avec ce parcours difficile et ces inconvénients liés à son prestige. Tu l'as bien mérité !

Jean-Michel 06/11/2018 22:22

Dans le registre: titre le plus NUL pour un article du blog, the winner is: JEAN-MICHEL.
God bless America & you Nathalie.

Daniel 07/11/2018 09:37

Je te rassure Jean-Mi, tu as déjà fait pire !!!